Union Valdôtaine de Paris

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La Mutualité Française

La Mutualité Française rassemble 823 mutuelles santé qui protègent 38 millions de personnes. Elle gère 2 400 services de soins et d’accompagnement mutualistes.

Le réseau des services de soins mutualistes compte :
- 106 établissements et services hospitaliers
- 78 centres de santé et laboratoires
- 440 cabinets dentaires
- 290 centres d'audioprothèse
- 670 centres d'optique
- 61 pharmacies

Le réseau des services d’accompagnement mutualistes totalise :
- 150 établissements et services pour les personnes handicapées
- 172 établissements et services petite enfance
- 329 établissements et services pour personnes âgées
- 110 services de proximité à la personne

Site de la Mutualité Française – www.mutualite.fr

Les mutuelles sont des organismes à but non lucratif. Elles font vivre un système de solidarité, d'entraide et de prévoyance. Elles combattent l'exclusion et la discrimination. Ce sont des sociétés de personnes et non de capitaux. Elles n’ont pas d’actionnaires à rémunérer et leurs représentants sont élus par des adhérents. Seules les vraies mutuelles santé sont régies par le Code de la Mutualité. Elles se distinguent fondamentalement des sociétés commerciales d’assurances. La Mutualité Française réunit, tous les trois ans, plus de 3 000 délégués à l’occasion de son congrès national. C’est un temps fort de la vie démocratique du mouvement mutualiste. Le congrès fixe les orientations des mutuelles pour les années à venir. La Mutualité Française est directement engagée au cœur de différentes institutions en France et en Europe. Elle affirme également ses valeurs de solidarité et de partage dans l'économie sociale, l'humanitaire, la recherche médicale, le sport et auprès des jeunes. Elle a signé de nombreux accords de partenariat avec des organismes reconnus pour leur expertise dans différents domaines de la santé. La Mutualité Française est un acteur incontournable du système de santé et de protection sociale. Elle joue un rôle majeur auprès de la Sécurité sociale.

Pourquoi adhérer à une Mutuelle ?

Contrairement à l'affiliation à la sécurité sociale qui est obligatoire, l'adhésion à une Mutuelle est libre. Adhérer à une Mutuelle est un réflexe de bon sens, un geste de prévoyance à l'égard de soi même et de sa famille, face aux aléas de la vie. Adhérer à une vraie Mutuelle, c'est s'inscrire dans une démarche de solidarité, sans esprit de profit, dans le respect d'une éthique humaniste et sociale.

Histoire

Le mutualisme est en France le mouvement historique qui a conduit à la création des formes mutualistes ou coopératives d'association dans les domaines de l'assurance, de la banque, de la construction, de l'instruction, et en général de toutes formes de production ou de commerce. Ce mouvement a conduit à la création d'un secteur économique non marchand régi par le Code de la Mutualité.
L’association mutualiste ou coopérative n’est pas un groupement instinctif, mais une forme déjà structurée de la vie en société. On peut imaginer à juste titre que ses premières manifestations ont été spontanées : l’entraide... On peut néanmoins trouver des exemples de « préhistoire coopérative » ! L’aménagement du fermage collectif dans la Babylonie, les confréries d’assistance et de sépulture de l’antiquité romaine aurait eu d’un certain point de vue quelque parenté avec les institutions mutualistes et coopératives. On peut aussi évoquer les équipes de compagnons du bâtiment, lors de la construction du Temple de Salomon à Jérusalem : les ouvriers ont en effet mis en place un système d'entraide destiné à ceux d'entre eux victimes d'accidents ou de maladie, système qui a perduré avec les compagnons qui parcouraient l’Europe au temps des cathédrales. Sans oublier les « artels » de pêcheurs, de chasseurs et d’artisans de l’ancienne Russie...
Les racines de la Coopération ouvrière plongent loin, environ 150 ans dans l’histoire. On peut dire qu’elle est une réponse des travailleurs aux conséquences de la concentration des capitaux. Les coopératives sont une réponse aux « abus » du capitalisme, essentiellement développé durant la Révolution industrielle. En France, la loi Le Chapelier des 14 à 17 juin 1791 a interdit les « assemblées d’ouvriers et d’artisans ». Elle proscrivait ainsi les coalitions tant ouvrières que patronales, mais ce sont surtout les premières qui étaient visées de crainte « qu’elles ne provoquent une augmentation de salaire ». En 1791, la Révolution française inspirée par des préoccupations libérales supprime, par la loi « Le Chapelier », tous les corps intermédiaires :
   •    Corporations : ensemble des personnes exerçant la même profession (marchands et artisans) afin d’en réglementer l’accès et l’exercice, la concurrence, les heures de travail et les techniques de production.
   •    Jurandes : Sous l’Ancien Régime, corps de métier constitués par le serment mutuel que se prêtaient ces membres.
   •    Compagnonnage : « Association entre ouvriers d’une même profession à des fins d’instruction professionnelle et d’assistance mutuelle. »
La loi Le Chapelier ne fut abrogée qu’en 1884.
Robert Owen (1771-1858) est considéré comme le père fondateur du mouvement coopératif moderne. Le Gallois qui fit fortune dans le commerce du coton désirait améliorer les conditions de travail et de vie de ses salariés par l'éducation des travailleurs et de leurs enfants, la mise en place de crèches... Il mit en œuvre ses idées avec succès dans sa filature « New Lanark » en Écosse. La première coopérative de consommateurs (magasin coopératif) y fut créée. Cette réussite lui donna l'idée de créer des « villages of co-operation » où les travailleurs pourraient se sortir eux-mêmes de la pauvreté en produisant leur propre nourriture, fabricant leurs propres vêtements et finalement se gouverner eux-mêmes. Il tenta de créer de telles communautés à Orbiston en Écosse et à New Harmony, dans l'Indiana, aux États-unis, mais sans succès.
Aujourd'hui, il semble que la mutualité soit conduite vers d'autres formes de compensation que la maladie, l'accident, la vieillesse ou la mort. Du fait des situations de précarité et d'exclusion en progression constante, y compris dans les pays dits développés, une nouvelle source d'inspiration pour la solidarité se fait jour, moins matérialiste et d'avantage axée vers les activités de l'esprit. L'accès aux savoirs et aux savoirs-faire est en effet devenu une préoccupation essentielle pour tout individu, d'autant que les technologies modernes de communication permettent une diffusion rapide et étendue des informations et des moyens de formation individuelle. Déjà, en France, on peut observer la création de mutuelles dites « culturelles », ayant pour vocation de proposer un système mutualisé d'accès à la culture au profit du plus grand nombre.
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