Union Valdôtaine de Paris

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Histoire du Cofesev

Histoire du Cofesev A partir de la fin du XIXe siècle, les émigrés valdôtains ont commencé à se regrouper au sein de sociétés et d’associations destinées à aider ceux qui étaient touchés par la maladie et le chômage et à faciliter l’intégration des néo-migrants. C’est semble-t-il les Valdôtains de New York qui ont les premiers envisagé la création d’une structure fédérale afin de mettre en commun les expériences et d’entrer en communication de façon collective avec les autorités en Vallée d’Aoste. Ce besoin est déjà exprimé en 1916 par un contact entre les Valdôtains des Etats-Unis et ceux de Paris. Le 15 novembre 1921, François Fenoil, président de « La Valdôtaine », société de secours mutuels de New York, adresse au président de « l’Union Valdôtaine et Mont Cervin Réunis de Paris » un courrier indiquant qu’il avait eu connaissance de l’initiative d’étudier la question d’une Fédération des Sociétés de Secours Mutuels prise par un comité établi à Genève et que « La Valdôtaine » de New York était prête à s’y associer. De nombreux courriers seront échangés entre Genève et Paris concernant les statuts des sociétés mais sans aboutir. Le 9 août 1939, l’Union Valdôtaine de Paris écrit à l’abbé Petigat, du Secrétariat Valdôtain créé en 1917, l’informant que son Bureau, réuni sous la présidence de Majorien Abram, a décidé de prendre en considération l’initiative prise quelques années plus tôt par M. Bellot concernant la création d’une fédération entre toutes les sociétés Valdôtaines à l’étranger et lui demande d’être son interprète auprès de lui. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate et le projet est suspendu.

A la suite de la visite de Séverin Caveri, l’un des principaux responsables politiques valdôtains de l’après-guerre, le 23 novembre 1947 à Paris, et sous son influence, le 4 février 1948, l’Abbé Petigat propose un projet de coordination entre les sociétés valdôtaines de Paris, à savoir : l’Union Valdôtaine de Paris, la Pro Schola de Challand-Saint-Victor, la Pro Schola de Champdepraz, le Journal « La Vallée d’Aoste », le Secrétariat Valdôtain, le Groupe Théâtral Valdôtain, le Comité de Secours, le Cercle d’Etudes, l’Ecole Valdôtaine ou Bulletin Scolaire et la Société de Bienfaisance pour les Ecoles en Vallée d’Aoste. « Il serait souhaitable qu’à l’ordre du jour qui serait développé au Siège de l’UVP soit inscrite la question de la langue française en Vallée d’Aoste au sujet de laquelle il existe un avis unanime entre les valdôtains de Paris. » peut-on alors lire dans un compte rendu de réunion. Il devient nécessaire de fonder un « Comité de Coordination » dans le but de rendre plus homogène les relations entre sociétés, de faire respecter les droits de chacune pour l’organisation des fêtes respectives, chaque société membre conservant sa propre autonomie. Le 10 avril 1948 naît le Comité de Coordination. De cette date vont découler plusieurs initiatives et réalisations parmi lesquelles, le 12 juin 1948, une lettre adressée au président Séverin Caveri pour la création d’une section de l’Alliance Française en Vallée d’Aoste (signée par A. Chenuil, A. Jory, A. Petigat et C. Saluard) et la rédaction d'une requête auprès de l'Evêché d’Aoste pour que le clergé valdôtain utilise « définitivement » la langue de Molière. Le premier Bureau de ce Comité de Coordination est composé d’Armand Chenuil (Société de Bienfaisance), d’Auguste Jory (Comité de Secours), de l’abbé Auguste Petigat (journal « La Vallée d'Aoste » et Secrétariat Valdôtain) et de César Saluard (Union Valdôtaine de Paris). Le Comité de Coordination est à l'origine de la première Fête des émigrés, organisée le 23 août 1953 à Aoste. Celle-ci révèle aux autorités régionales la force des associations et sociétés de l’émigration et leur profond attachement à la terre ancestrale. Suite à des dissensions internes, le 15 juin 1954, d’un commun accord, le Comité de Coordination se met en sommeil.

En 1956, réédition de la Fête des émigrés, par le gouvernement valdôtain, à Torgnon. L’abbé Petigat est considéré comme le seul représentant de l’émigration. En parallèle, l’Union Valdôtaine de Paris organise sa propre fête à Saint-Pierre. Le 6 février 1957, l’Union Valdôtaine de Paris adresse une lettre à l’ensemble des sociétés et associations, tant à Paris, en Province qu’à l’étranger afin de renouer le dialogue. Le 31 mars, sous la présidence de séance de M. Besenval, naît un Comité d’Entente comprenant l’Union Valdôtaine de Paris, le Secrétariat Valdôtain, le journal « La Vallée d’Aoste », la Pro Schola de Champdepraz, le Groupe Théâtral, l’Association Sportive de l’Union Valdôtaine de Paris, le Rideau Valdôtain, associations et sociétés de la région parisienne auxquelles se joignent également Genève, Grenoble, Lyon et New York. Une Fête des émigrés est organisée à Chesallet, rassemblement au cours duquel sera diffusé un manifeste constatant et dénonçant le fait que le gouvernement valdôtain organise sa propre Fête des émigrés le même jour. La Fête des Emigrés sera organisée à Chesallet (1957 à 1959) puis à Saint-Vincent (1960). 1960 est une année cruciale. Echange de courriers entre MM. Yon, Cuaz, Saluard et Charrère, remettant en cause l’adhésion de Grenoble qui débouche sur une réunion le 15 mai à Lyon sous la présidence de M. Gal. La Fête des émigrés aura lieu à Saint-Vincent avec une forte participation financière de la part de la Junte, rompant ainsi avec l’esprit qui avait animé les précédentes fêtes. Le 20 août, sur invitation du président de la Junte, Oreste Marcoz, les représentants du Comité d’Entente des Emigrés de Paris et les sociétés valdôtaines de Lyon, Grenoble et Genève se réunissent dans la salle de la Junte en présence de MM. Marcoz, Caveri, Manganoni, Fosson, Savioz et Chantel. A l’issue de cette réunion, le Comité d’Entente prend le nom de « Comité Fédéral d’Entente de l’Emigration Valdôtaine ». L’Union Valdôtaine fondée à Genève en 1900 et celle de Martigny décident de ne pas adhérer à cette nouvelle institution. En revanche, la Valdôtaine de New York adhère au Comité. La Fête des émigrés sera ensuite organisée à Aoste, avec la collaboration du gouvernement régional et de la municipalité de la capitale valdôtaine. Depuis 1976, la Fête des émigrés est devenue la Rencontre valdôtaine. Organisée par le gouvernement régional, elle se déroule chaque année (le premier ou le second dimanche du mois d'août) dans une commune de Vallée d'Aoste.

Le 14 août 1964, les sociétés et associations de la région parisienne et celles de Grenoble et Lyon se réunissent dans la salle du Conseil de la Vallée. Elles s’entendent sur un projet de statuts pour un « Comité Fédéral des Sociétés et Groupements d’Emigrés Valdôtains ». Le document est signé par MM. Yon pour Grenoble, Pellu pour Lyon, Vuillermin pour Paris, Pascal pour l’Association Sportive de l’Union Valdôtaine de Paris, Jory pour la Pro Schola de Champdepraz et Saluard pour le Rideau Valdôtain. Et, c’est finalement le 20 juin 1965, au cours d’une réunion constitutive, sous la présidence de René Vuillermin et en présence de MM. Yon et Coccoz pour l’Union Valdôtaine Dauphiné-Savoie, Pellu et Murier pour l’Union Valdôtaine de Lyon, Charrère et C. Saluard pour l’Union Valdôtaine de Paris, Jory et Péaquin pour la Pro Schola de Champdepraz, Pascal et Artaz pour l’Association Sportive de l’Union Valdôtaine de Paris, Lamarque et A. Saluard pour le Rideau Valdôtain, ainsi que de l’Union Valdôtaine de New York, par procuration interposée, que naît le Comité Fédéral des Sociétés d’Emigrés Valdôtains (Cofesev). Il aura fallu plus de 45 ans pour aboutir. Le premier Bureau du Cofesev est ainsi composé : Fidèle Charrère (président), Marcel Jans et Oswald Yon (vice-présidents), Louis Pellu (secrétaire général), Aldo Saluard (secrétaire-adjoint), Auguste Jory (trésorier). Cette création sera officialisée par l'autorisation donnée par arrêté préfectoral le 23 janvier 1969. La création du Cofesev a été enregistrée par la Préfecture de Police de Paris le 27 février 1969 dans le cadre des associations étrangères (titre IV de la loi du 1er juillet1901 relatif aux associations étrangères). Depuis la loi 81-909 du 9 octobre 1981, ce titre IV a été abrogé et le Cofesev est désormais soumis au régime de la déclaration et non plus à celui de l'autorisation, au même titre que les associations de ressortissants français.

En fonction des aléas de la vie au sein du monde de l'émigration valdôtaine, le Cofesev voit le nombre de ses adhérents subir différentes évolutions : le 7 août 1969, l'Assemblée générale prend acte de la dissolution volontaire de la Pro-Schola de Champdepraz ; le 6 août 1976 et le 3 août 1978, l'Assemblée générale accepte successivement à l'unanimité les adhésions de la « Valdôtaine Provence-Côte d'Azur » et de « Regards », club photo de l'Union Valdôtaine de Paris ; le 7 août 1980, l'Assemblée générale, après avoir accepté à l'unanimité l'adhésion de « l'Association des Levalloisiens d'Origine Valdôtaine », prend acte de la dissolution de « l'Union Valdôtaine de New-York » ; le 6 août 1981, l'Assemblée générale prend acte de la dissolution volontaire du « Secrétariat Valdôtain », intervenue le 31 mai. A la suite de cette dissolution, le président de l'Union Valdôtaine de Lyon, Louis Pellu, se propose, par l'intermédiaire de cette association, de créer un « Comité de Soutien » pour assurer la poursuite de la publication du journal « La Vallée d'Aoste ». Au nom de l'Union Valdôtaine de Paris, son président, Raymond Junier, fait de même pour l'organisation de l'Arbre de Noël des Valdôtains de la Région Parisienne. Ces deux propositions sont acceptées à l'unanimité des participants ; le 9 août 1984, l'Assemblée générale accepte à l'unanimité l'adhésion de « l'Union Valdôtaine de Lausanne » ; le 4 août 1995, l'Assemblée générale prend acte de la démission de « Regards », cette décision étant motivée par l'abandon de toute référence valdôtaine dans les nouveaux statuts du club. Deux associations ont disparu récemment : la « Valdôtaine Provence-Côte d’Azur », en 2007, et le « Comité de Soutien au Journal La Vallée d’Aoste » en 2005.

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